Je déménage !

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Bonjour à tous,

Comme vous l’avez remarqué, je n’actualise plus ce blog depuis un bon bout de temps. Par contre, j’ai déménagé ! Vous pouvez maintenant me trouver sur :

VIO ERGO SUM

Faites moi un petit coucou pour me dire que vous me suiviez déjà ici !

A bientôt,

Léa

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Laos, part I: Vientiane, à la recherche du Buddha couché.

J’ai un peu délaissé mon blog ces deux derniers mois. Je fais un petit retour, parce que je me dis que c’est trop dommage que vous ne voyiez pas le Laos.

Je m’excuse d’avance, je ne vais pas pouvoir vous narrer cette semaine comme le reste, parce que forcément, j’ai déjà oublié pas mal de petits détails. J’ose espérer que les grandes lignes vont suffiront pour cet article.

Donc, j’ai retrouvé mes copines à l’aéroport de Manille pour partir à Vientiane, la capitale du Laos. On a mis le pied dans 4 pays en une journée: départ des Philippines, escale à Hô-Chi-Minh-Ville au Vietnam, arrêt technique (terme qui a été source d’inquiétude pendant toute la première partie du voyage) à Phnom-Penh au Cambodge, et enfin, arrivée à Vientiane. On a logé dans une gesthouse que je conseille, qui s’appelle Sihome Backpackers, et où on a rencontré des gens de partout, tous dans un bon esprit sac à dos (l’esprit sac à dos c’est quand on s’en fout d’être moche et sale parce qu’on est à l’autre bout du monde avec nos potes, voilà). Les mêmes gens avec qui on s’est retrouvées le soir même dans un bar à enchaîner les girafes de bière laotienne. Mais c’est une autre histoire.

On s’est lancées à l’aventure, on est parties à pied, à la recherche d’un bouddha couché en or. Ceci n’est pas un détail, parce qu’on a littéralement couru toute la journée après ce foutu buddha, et pourtant on en a vu dans la journée.

D’abord, petite balade dans la ville donc.. P1030342 P1030344 P1030348

On est entrées dans le musée de Vientiane, parce qu’il y avait des buddhas dorés et on était sûres qu’il allait être ici. On était en short donc on nous a filé des genre de jupe à nouer autour de la taille. J’ai une photo, mais pour une question de dignité, vous ne la verrez point, chers amis. P1030350 P1030352 P1030353

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Ensuite on a poursuivi sur notre route, et j’ai vu la plus belle Laotienne du monde. Malheureusement, ma photo volée n’est pas à la hauteur de sa beauté. P1030377

On a trouvé un monument qu’on cherchait, mais là j’ai beau chercher le nom de ce machin, que nenni. En tout cas c’était dans un joli parc en plein milieu de la ville, en face d’un musée ou d’une bibliothèque (le bâtiment blanc), et j’aime bien mes photos. P1030381 P1030386 P1030387 P1030391 P1030394

Sur le bord de ce parc, on a essayé de négocier des prix avec les tuk-tuks pour nous emmener au Buddha Park. On a aussi montré la photo de notre cher bouddha doré couché à tous ceux à qui on a parlé, personne ne connaissait. Bien. Autant vous le dire tout de suite, on a essayé de nous rouler dans la farine de façon tellement tellement exagérée que ça en était insultant (inutile de vous préciser que je ne me souviens pas des prix exacts). Ça nous a tellement énervées qu’on est parties à pied à la gare routière à 30 minutes de marche sous 40 degrés. Oui, il ne faut pas oublier que tout ceci s’est déroulé sous une quarantaine de degrés, humidité en bonus. Bref, arrivées à la gare, on est tombées sur un mec qui nous a proposé un prix de touriste pas trop exagéré pour nous emmener au Buddha Park, et on a tout de même réussi à négocier un petit détour par le bouddha couché sur le chemin du retour, parce que lui, oui, il connaissait. Ouf.

La route était pas trop mal.. P1030402

.. Jusqu’à ce qu’on arrive sur le sable/la terre, le long du Mékong (le même qu’au Cambodge, vous l’avez vu ici)(et qui n’est donc pas une « petite rivière », non, bisous les copines), avec la Thaïlande sur l’autre rive. Là on a arrêté de papoter et on s’est juste accrochées à ce qu’on pouvait. P1030411

On a passé une bonne heure dans le Buddha Park, où on mourrait de chaud à cause de la pierre qui, comme chacun sait, restitue la chaleur. P1030425 P1030426 P1030430P1030435P1030439P1030441P1030443P1030446P1030447P1030449 P1030431

Sur le chemin du retour, donc, détour par un endroit tout en or. P1030455 P1030457 P1030459 P1030461 P1030462 P1030478 P1030479 P1030480 P1030483 P1030485 P1030488

Quand ENFIN.. Il nous attendait, posey.

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Le lendemain, en attendant notre bus pour Vang Vieng, on a loué des vélos et on s’est promenées une bonne heure le long du Mékong.20140531_112503 20140531_101307 20140531_101316 20140531_101929

En revenant, on est tombées sur une petite « boutique » de jus de fruits/fruits shakes (avec de l’eau et des glaçons d’origine inconnue) (non ça va, pas du fleuve quand même), et j’ai rencontré la plus gentille mamie du Laos qui a touché mon visage pour ensuite lever les deux pouces. 20140531_103420 20140531_103428 20140531_103944

Ça valait bien un petit selfie. 20140531_103701

 

 

Manille la Dangereuse.

Mieux vaut (très) tard que jamais (pardonnez ma flemmardise),aujourd’hui je vous parle de Manille.

Il faut savoir que je suis arrivée à Manille seule, et absolument paniquée. Je savais déjà que c’était une capitale peu sûre, voire dangereuse, mais je partais plutôt tranquille. Jusqu’à ce que Monique (de Cebu, je sais que ça fait un moment, mais faites un effort) me mette en garde, la panique dans les yeux comme si je partais à la guerre. Je suis partie pas très sereine, j’élaborais déjà des tactiques pour tenir toutes mes affaires, montrer l’adresse de l’hôtel au taxi ET sortir mes sous sans faire dans la provoc (avec 1€ valant 60 php, ça fait quand même beaucoup de billets).

Cela étant, je suis arrivée entière et avec toutes mes affaires dans mon hôtel en plein milieu de Manille, bien sécurisé et avec une connexion Wi-Fi incroyable (Casa Bocobo, si jamais ça intéresse quelqu’un). Le lendemain, j’avais donc 24h pour visiter la ville. 24h moins les heures où il fait nuit et celles où il fait trop chaud, ça m’a fait faire le tour en à peu près 6 heures.

Le matin, direction donc le Parc Rizal, juste à côté de l’hôtel, très connu et parmi les choses « à voir » d’après de nombreux internautes (j’avais pas de guide papier, cette fois). On me faisait coucou, j’avais chaud mais c’était cool. Ma main toujours bien agrippée sur mon appareil photo, j’ai fait le tour du parc et d’un ou deux jardins (payants) qui le bordaient. P1030254 P1030253 P1030251 P1030249 P1030255Un fake parc chinois: les caractères sont tout sauf chinois, et ça m’a fait marrer. P1030238 P1030237Ensuite, l’Orchidarium (jardin des orchidées, quoi), où j’ai bossé ma macro..P1030283 P1030257 P1030259

Après les fleurs, direction la vieille ville, appelée là bas « Intra Muros », et dans laquelle on m’a bien précisé de rester dans la rue principale et d’éviter de me perdre dans les dédales de rues. J’ai suivi les conseils à la lettre. Sur le chemin, quand même, petite frayeur. Monique (encore) m’avait parlé des calèches qui te proposent un tour d’Intra Muros pour 200 pesos, qui s’arrêtent après 300 mètres et te demandent de payer plus pour le reste de la promenade. Inutile de vous préciser que si tu refuses, le vieux appelle son neveu costaud et tu finis dépouillé au milieu d’une rue inconnue.

Quand la première calèche s’est approchée de moi, donc, mon coeur a battu fort. Quand il m’a suivie sur 500 mètres en disant « intra muros, intra muros ma’am », j’ai commencé à avoir chaud. Et quand le gamin qui l’accompagnait a sauté de la calèche et a commencé à marcher vers moi, je le voyais déjà partir avec mon sac à main en courant. Heureusement j’ai un regard noir très dissuadant. Hum.

J’ai donc finalement trouvé mon chemin en évitant les autres calèches, et je suis arrivée dans la vieille ville. P1030288La dame de l’hôtel m’a conseillé d’aller voir 3 choses à l’intérieur d’Intramuros: d’abord l’Eglise Catholique Saint Augustin. Une des quatre églises datant de la période coloniale espagnole, construite en 1586 et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1993 (merci Wikipédia). Mon cerveau a dû dérailler avec la chaleur, j’ai même pas pensé à prendre une photo de l’extérieur de l’église, alors vous vous contenterez d’une photo de l’intérieur, et si vous voulez voir la facade, vous pouvez toujours aller voir notre ami commun Google. P1030290

Deuxième point d’intérêt, la cathédrale de Manille, qui est, il me semble, la plus vieille du pays. Là, j’ai réfléchi, mais pas de photo de l’intérieur parce qu’il y avait une messe en cours. P1030298Enfin, le Fort Santiago, à l’extrémité d’intramuros et de Manille, anciennes prisons et point stratégique pendant la période coloniale et la 2e Guerre Mondiale. P1030303 P1030301 P1030308 P1030305 P1030320

Le soir, en cherchant un restaurant de fruits de mer, je me suis retrouvée à me balader le long de la Bay.P1030332 P1030334 P1030327

A mi-chemin, plusieurs passants m’ont dit de faire attention et m’ont conseillé de ne pas poursuivre ma promenade, parce que des touristes venaient de se faire voler leur portefeuille par des locaux. Je me suis donc arrêtée quelques minutes pour prendre quelques photos. Et là, j’ai rencontré Mina.

Mina est philippine, j’ai parlé avec elle pendant près d’une demi heure. Elle a commencé par me parler des Philippins. Elle m’a dit qu’à Manille, il y a 3 types de personnes. Le premier type est ce qu’elle a appelé les « mauvaises personnes ». Ce sont les gens qui mentent, qui manipulent, qui utilisent les autres gens. Le deuxième type, ce sont les « fous ». Ce sont ceux qui agressent, qui volent et qui tuent, ayant pour seul prétexte le fait que leurs victimes ne sont pas Philippins. Elle m’a dit que ces deux types là ne sont pas du tout tolérants, et qu’ils détestent les étrangers. Elle trouve ça triste parce que les Philippins eux sont bien accueillis dans les pays qu’elle visite, et elle a peur que plus personne ne vienne visiter Manille à cause de l’insécurité permanente qui y règne. Enfin, le dernier type, ce sont les « humains ». Les gens ouverts, qui vont vers les autres, qui aiment rencontrer, échanger et partager avec tout le monde. Comme elle.

Mina m’a aussi laissé son adresse email en me demandant de lui trouver un mari français, de préférence grand, beau, assez riche, et surtout il doit être gentil. Je lui ai pas dit que si je trouvais celui là je le gardais pour moi.

PS: Mais si vous connaissez quelqu’un qui connaît quelqu’un qui cherche une femme, vous pouvez toujours me laisser un commentaire et je vous enverrai son mail et son numéro (elle m’a même laissé une photo d’identité, au cas où je trouverais..). 🙂

La fois où j’ai nagé avec des requins – Cebu, Philippines

Après les buildings hongkongais, direction les plages philippines, deuxième étape de notre roadtrip. Environ 10 heures de voyage, tranquille. Lever à 5h du matin, direction aéroport, 2h30 d’avion. Ensuite, ça s’est compliqué: une demi-heure de taxi pour rejoindre la station de bus, 3 heures de bus, une demi-heure de tuk-tuk pour rejoindre la guesthouse de Monique (bisous Monique), à Moal Boal, petit village super mignon perdu en plein milieu de la montagne.

Of course, j’ai pris quelques photos sur le chemin. Bizarrement, les Philippines sont exactement comme je les ai imaginées. Tout vert, avec des bicoques en tôle partout. Bon, un peu réducteur, ok. Voyez plutôt par vous-même:P1030209 P1030181 P1030211 P1030184 P1030187 P1030183 P1030190 P1030191 P1030197 P1030198 P1030201 P1030202

On est donc enfin arrivées à notre hôtel, et franchement, ça valait facile la journée de voyage. 20140525_180226 20140525_181157

Pendant le repas, Roland, le mari de Monique (ils sont belges), nous a parlé d’une excursion pour le lendemain. Once in a lifetime, il a dit. Vous ne verrez plus jamais ça ailleurs. Incroyable, vous ne le regretterez pas. Si vous avez de la chance, vous en verrez entre 6 et 9. Tout ça, tout ça. Photos, vidéos, et « je dis ça je dis rien », ça nous a pas pris longtemps pour décider.

C’est comme ça qu’on s’est dans un tuk-tuk à 6h le lendemain matin pour aller nager avec des requins. 

Ne vous affolez pas, en fait il s’agit de requins-baleines. J’ai pas posé la question à mon pote Google, mais il me semble bien que ça s’approche plutôt des baleines, parce que ces bêtes-là mangent du plancton en aspirant de l’eau avec leur énorme bouche. Requin, c’est juste parce qu’il y a un aileron dorsal.

Bon ça, c’est ce qu’on se disait jusqu’à ce qu’on arrive sur le bateau. Ça peut pas être dangereux, ça va quoi, sinon ils feraient pas nager les touristes avec.. Hein? Si? Bon.. Après un petit briefing de 5 minutes par un jeune philippin qui récitait son truc dans un anglais approximatif (d’ailleurs j’ai rien compris, le seul truc que j’ai pigé c’est qu’il fallait pas s’approcher à plus de 4 mètres et c’était grâce aux images), on enfile les gilets de sauvetage, un gentil pêcheur me prête ses tongs en plastique pour traverser les trois mètres de plage de cailloux (quoi, j’suis fragile..), et on monte dans le bateau. Enfin la pirogue. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Et là, mes amis, à une trentaine de mètres du bord, d’un seul coup, une ENORME tache noire qui passe sous le bateau. Pas dangereux, pas dangereux (ça c’était ma tentative d’auto-persuasion). Quand un deuxième a longé la pirogue, j’ai commencé à paniquer. La panique genre prise de conscience soudaine, genre « mais qu’est-ce que je fous là »? Ou genre « si ma mère savait où je suis là.. ». Bref, vous voyez. OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Le mec arrête le moteur, et « jump now ». Hein? Quoi, maintenant là comme ça? Ah bah oui. Nous voilà donc dans l’eau. Agrippée au bateau (enfin la pirogue, le genre de trucs que la bête casse en deux avec un coup de queue), je mets mon masque, mon tuba. Je mets la tête sous l’eau. Mauvais timing. Le machin fonce sur moi (non, j’exagère pas). Bon, j’ai hurlé dans mon tuba, j’ai paniqué, j’ai remué dans tous les sens, j’ai sorti la tête de l’eau en haletant, eau dans le masque tout ça. Lui il a continué son chemin, pépère.

Bon, à un moment on a quand même réussi à se calmer et on a dégainé l’appareil photo (loué) et mitraillé la bête. Nouveau petit moment de panique quand il m’a touchée avec sa nageoire, et aussi quand le philippin qui nous prenait en photo (c’est son job, qu’il a dit) nous a fait nous approcher de la bouche (gigantesque) (que dis-je, abyssale) du machin. Et les 4 mètres alors? On s’en fout? Bon.OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Tellement détente que j’ai pris un selfie, dis donc. OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Juste quand on commençait à kiffer, il a fallu remonter sur le ba.. l’embarcation. On a pris un petit déjeuner sur la plage, et quelques photos. 20140526_100557

Je sais qu’on s’en fout de ce que j’ai mangé, c’est juste pour dire que j’ai petit déjeuné sur la plage, laissez moi tranquille.

Puis, direction les cascades, les fameuses waterfalls. Business is business, des restaurants sont aménagés autour des trois cascades, et faut payer pour s’asseoir. Hun. Vous vous contenterez des photos, je vous dit juste que l’eau était très bleue et pas mal fraîche. P1030215 P1030214 P1030217 P1030221 P1030223 P1030227 20140526_121106 20140526_121121 20140526_122007 20140526_122029 20140526_134103

Le soir, on est allées manger dans un petit village à 20 minutes en tuk-tuk, on a bu des cocktails dans un endroit pas trop déplaisant. 20140526_180748 20140526_175824 20140526_181818 20140526_181828

Le lendemain, grasse matinée, plage et coups de soleil pour tout le monde. Plage qu’on devait d’ailleurs rejoindre en kayak. Perso, je me suis faite transporter (merci).

Et le lendemain, je suis partie seule à Manille pour 36 heures. Mais ça c’est une autre aventure, je vous en parle ce week-end (ou peut-être avant).

Random pics: un tuk-tuk, et la mer. Trop cool, merci Léa. 20140526_205138 20140526_092558

Hong Kong, entre plages et buildings.

Je profite de mes 7 heures d’escale à l’aéroport de Ho Chi Minh, au Vietnam, pour rédiger ce deuxième billet sur mon séjour à Hong Kong.

Pour cet article, il s’agira principalement de photos, que j’ai réussi à charger en un temps record avec une connexion du feu de Dieu dans mon hôtel à Manille, parce que vous vous doutez bien que les sorties culturelles ont été très plutôt rares, mis à part le Temple des 10 000 Bouddhas que vous pouvez revoir ici.

Je voulais juste ajouter quelques précisions sur Hong Kong, histoire d’enrichir encore plus votre culture G déjà conséquente (merci qui?), et surtout parce que j’ai oublié de l’écrire dans la Part 1. Donc, je voulais juste ajouter qu’à Hong Kong, on parle cantonais et non pas mandarin, ce qui fait que mes quelques bases de chinois ne m’ont servi strictement à rien. Autre chose, la monnaie de Hong Kong est le Hong Kong Dollar, c’est environ 1€ pour 10 HKD, ça facilite les calculs c’est cool. Voilà, c’est tout, mais ça me paraissait important.

Donc, le jeudi soir, après notre aventure chez notre ami le Big Buddha, on est allées sur « l’Avenue of Stars », un genre de Hollywood Boulevard avec les étoiles et les traces de main des célébrités chinoises. Vous devez vous en douter, on en a reconnu deux: Jackie Chan et Bruce Lee. Ouais, très grosse culture cinématographique chinoise. Outre ces gens-là, l’avenue offre surtout une vue géniale sur toute la ville, c’est assez magnifique.20140523_200258 20140523_201226 20140523_202421 20140523_200443-1 20140523_200528

Le lendemain, on a pris un bus et on est parties voir la mer, la plage, et le Stanley Market à environ 2h du centre ville. Bon, on a pas trouvé la plage de sable, par manque de temps. Et de sens de l’orientation. Un peu. Le Stanley Market c’est dans le même esprit que le Ladies Market dont je vous parlais dans mon dernier article, sauf que c’est moins grand, moins négociable et moins diversifié. MAIS c’est à côté de la mer, et ça c’est cool.P1030113 P1030114 P1030119 P1030121 P1030123 P1030129 P1030130 P1030131 P1030132 P1030133

Enfin, pour notre dernier soir, le samedi soir donc, on est allées à Victoria’s Peak, le point le plus haut de Hong Kong, qui permet d’avoir une vue sur toute la ville. Je suis incapable de vous donner la hauteur, alors disons simplement que c’est très haut, et qu’il faut environ 12 minutes en tramway quasi-vertical pour y arriver. Et de là haut,.. (les villes de nuit, c’est ma passion).P1030149 P1030150 P1030159 P1030160 P1030165

C’est sur ces jolies lumières que s’est achevé notre séjour à Hong Kong. Le lendemain, réveil 5h pour prendre l’avion direction les Philippines.. qui feront donc l’objet de mes deux prochains articles !

En bonus, quelques photos prises au hasard dans Hong Kong.. P1030144 P1030111 P1030177 20140524_161856 P1030175

 

Road trip: Hong Kong, part 1.

Ce jeudi, je suis partie de Chengdu pour un petit road trip de deux semaines entre Hong Kong, les Philippines et le Laos avec deux copines.

Première étape, Hong Kong, donc. La ville où tu vis mouillé. Premier choc en sortant de l’aéroport bien climatisé, on a passé les portes automatiques, et on a plus réussi à respirer. 86% d’humidité dans l’air et 31°C, c’est pas des blagues.

Petit topo sur Hong Kong (la minute culture G, ça faisait longtemps..). Est-ce que Hong Kong c’est la Chine? Clairement, pour moi, non. Même si ce sont des chinois qui y vivent, Hong Kong n’a rien à voir avec la Chine continentale, même pas Shanghai. Les Hongkongais eux-même n’aiment pas être considérés comme des chinois. Différent drapeau, l’anglais est parlé par quasiment tout le monde, on roule à gauche et non à droite comme en Chine (d’ailleurs j’ai failli y laisser ma vie deux ou trois fois en ouvrant la portière du mauvais côté ou en regardant à gauche en traversant). Quasiment personne ne crache dans la rue, à part quelques irréductibles, évidemment. Énormes communautés indienne, philippine et africaine, aussi. Et Hong Kong, ça coûte une blinde. En comparaison avec la France, ça reste très bon marché, mais quand on arrive de Chengdu..

Bon, toujours est-il qu’on franchit donc cette fameuse porte de l’aéroport et qu’on prend un bus direction notre hôtel, à environ une heure de route. J’ai réussi à prendre quelques photos potables en chemin.. (oui, le beau temps était au rendez-vous, comme vous voyez)P1020977 P1020962

Et là, on arrive à notre hôtel. Dans un mail reçu quelques jours plus tôt, le gérant nous avait demandé « d’ignorer les gens en bas de l’immeuble ». Tu m’étonnes. Les gens sont en fait des indiens par dizaines qui te hèlent, te bloquent le passage et te suivent sur 30 mètres pour te proposer soit une chambre, soit de la drogue, soit « one hour of fun » (véridique). Ça fait un choc au début mais bon, on trouve notre hôtel du premier coup, dans un immeuble qui en compte au moins 4 par étage, sur 17 étages. Quand on a vu cette jungle en bas, pas d’autre mot, avec queue pour prendre l’ascenseur et brouhaha ininterrompu, on a décrété d’office qu’il était hors de question de s’aventurer ici seule et/ou alcoolisée. C’est vous dire..

Après avoir posé nos affaires dans une chambre d’environ 2,5m² (j’exagère à peine), on retrouve notre troisième copine, qui connait la ville puisqu’elle y vit depuis un an. Et en route pour la première visite du séjour, le Temple des Dix Mille Bouddhas. Sur toute la montée, on trouve des bouddhas dorés grandeur nature..P1020987 P1020998 P1020985 P1020996 P1020999

Et arrivées en haut..P1030017 P1030010 P1030012 P1030018 P1030004

Avec la salle des 10,000 Bouddhas (les petites figurines au mur, toutes différentes)P1030005

Vous avez dû vous en rendre compte, je ne me lasse pas des temples et pagodes bouddhistes. J’aime bien le doré et l’encens, voilà. Et ces endroits ont un côté apaisant, qui ne fait pas de mal, par exemple, quand on vient du centre ville d’Hong Kong. P1030025 P1030026 P1030028

Ensuite, direction ce fameux centre ville, avec le Ladies Market. Un genre de souk à la chinoise, où il faut négocier les prix à la dure, et où on peut acheter absolument tout et n’importe quoi, sauf du vrai. Et les vendeurs ne s’en cachent pas, du genre « fake Rolex lady? ». Unhun, sûrement, oui. Bon, mon sac s’est rempli assez vite de bêtises, mais bon. On dira que c’est l’ambiance qui fait ça. De toute façon, je voyais ces coques de téléphones et ces bracelets qui m’appelaient, je pouvais pas les laisser là sans rien faire. P1030030 P1030034

Et le soir, petite balade de nuit, restaurant de spécialités hongkongaises (principalement des nems, des vapeurs, et des buns fourrés, avec pas mal de saveurs sucré/salé), et bar rooftop au 32e étage. Je vous laisse apprécier les photos (prises avec mon téléphone, désolée..)20140522_213742 20140522_213759 20140522_230857 20140522_231926 20140522_232413 20140522_232405 20140522_232419

Le lendemain, on est partis visiter le Big Buddha de Hong Kong. Ouais, encore un Bouddha. L’ascension se fait en téléphérique, c’est sympa quand y’a du vent et qu’il pleut, ça fait des montées d’adrénaline, suspendus à 500 mètres au dessus du vide. (j’ai pas une très bonne appréciation des distances, mais ça me parait bien, 500 mètres). P1030048 P1030055

Soudain au milieu de nulle part, Monsieur apparaît. D’ailleurs, j’ai oublié de dire à quel point Hong Kong est vert, vert partout, avec plein de montagnes, ça saute aux yeux dès l’arrivée, c’est assez impressionnant de se dire qu’il suffit de faire 30 minutes de métro pour arriver au milieu de la brousse (oui, le métro hongkongais dessert des endroits assez.. éloignés.)P1030057

Après une ou deux petites frayeurs, on descend de la cabine, et on marche jusqu’au Bouddha. On voyait pas super bien à cause de la brume, mais ça fait des jolies photos alors je vous les montre.

On arrive devant. On monte.10 marches.

Et là, mes amis. La saucée de l’année. Un déluge. D’un seul coup, des trombes d’eau. On a patienté, donc, puis on est enfin montés. Bon, l’avantage c’est qu’il y avait plus de brume.P1030076 P1030080 P1030091 P1030081 P1030079 P1030108

C’est tout pour aujourd’hui ! N’oubliez pas de partager l’article, ou de commenter, ou n’importe quoi d’autre ! Je dois aller me coucher, demain je pars à 6h du matin pour aller nager avec des requins.. 🙂

A VENIR:

–> Hong Kong, part 2: la plage et Victoria’s Peak

–> Premiers jours aux Philippines..

Top 10 des trucs qui vont me manquer une fois en France

Mon séjour en Chine touche bientôt à sa fin (bon, dans deux mois). Aucun doute, j’aime ce pays (malgré tout). Petite revue, en vrac, des choses qui font le charme de la Chine et qui vont, pour sûr, me manquer une fois que je serai rentrée.

1. Les chauffeurs de taxi. Quand il fait demi-tour au milieu de la rue et qu’il crée un bouchon mais qu’il s’en fout; quand il roule vite et que je dois me cramponner au siège passager pour ne pas me manger la portière (mais que je me la prends quand même); quand il essaye d’engager la conversation en chinois et que je comprends quelques mots et que j’arrive à répondre; quand il me parle sans me regarder pour me demander quel chemin je préfère qu’il prenne et qu’il éclate de rire quand il comprend que j’ai pas compris un traître mot depuis le début; quand il dit « hello » et « oookeeeyy » avec le sourire jusqu’aux oreilles parce que c’est les seuls mots qu’il connaît. Et même quand tu essayes de gratter quelques mètres pour que le compteur passe au yuan au dessus, j’te kiffe, shi fu.

2. Manger pour 1,5€. Bol de nouilles ou dumplings, j’en ai pour entre 7 et 10 yuans, c’est-à-dire 90 centimes et 1,20€. D’accord, c’est pas tous les jours, mais c’est sacrément pratique, le weekend, lendemain de soirée et fin du mois, de pouvoir se nourrir avec quasi-rien. Et en plus, même l’effort est minime, puisqu’il y en a partout, donc forcément en bas de chez toi, et que tu peux même descendre en pyjama, tu te fondras dans le décor.

3. Les petits vieux. Hier, je rentrais avec mon sachet de dumplings (v’voyez !), et j’ai croisé un groupe de gens, y’avait une petite vieille parmi eux, elle marchait sans but, le regard dans le vide, et quand elle m’a vue, elle a dégainé son plus grand sourire et elle a dit « HALLO ! » et j’ai eu envie de la prendre dans mes bras. Bizarrement, c’est la curiosité des petits vieux qui me dérange le moins, parce qu’elle est presque émerveillée. Un peu comme les gamins qui arrêtent de pédaler et qui ouvrent grand la bouche quand ils te voient (toujours pas d’accident à déplorer).

4. Chengdu sous le soleil. Ça y est, il est là ! Après 8 mois de grisaille, il s’est enfin installé. J’en profite pour revenir sur ce que j’avais pris pour une canicule en arrivant l’été dernier. Oui, ce fameux mois d’août où on ne pouvait pas se balader une demi-heure sans avoir l’impression de sortir de la douche. Bonne nouvelle ! C’est comme ça tous les ans ! Bon courage, les suivants.. Pour vous montrer comment elle est belle, ma ville, sous le soleil, petite vidéo en immersion dans les rues de Chengdu..

5. Sortir avec 10€. Et rentrer avec 10€ (et saoule). Bon, j’exagère, mais sachez que si vous êtes une femme (étrangère), et que vous avez à payer vous-même plus d’un verre, c’est que… vous n’êtes pas dans un bon jour. Ou peut-être que c’est la fin du mois. Quoique, j’ai l’impression que les chinois seraient capables de prendre un crédit pour pouvoir se la péter en boîte. Et même les non-chinois s’y mettent (à nous payer des verres, pas à prendre des crédits pour pouvoir acheter du champagne). Et on va pas se mentir, ça, côté fille, c’est plutôt appréciable. Je vous ai dit qu’en plus de m’offrir un verre, on m’avait dédicacé une démonstration de pole dance?

6. Etre une star. Finalement, faire se retourner les gens sur ton passage c’est pas une si mauvaise chose. C’est bon pour l’ego. Bon, parfois c’est pas trop le moment. Les lycéens qui viennent me dire que je suis jolie alors que je suis en train de choisir parmi les cuisses de poulet entassées chez Carrefour, mains dans des sacs plastiques et nez retroussé, c’est gentil mais pas maintenant, mon p’tit. Evidemment, il y a des mauvais côtés, genre les copines chinoises qui cessent de t’appeler une fois que tu ne présentes plus d’intérêt auprès des mecs chinois. Ouais ouais ouais.

7. L’eau chaude. A table, j’entends. Evidemment, le thé c’est encore mieux (dès lors qu’il y a un  quelconque arrière goût, je mets ça dans la case thé). Mais l’eau chaude c’est devenu une boisson tout à fait acceptable. J’en suis pas encore à boire des verres d’eau chaude chez moi mais quand même.

8. Parler français sans se faire comprendre évidemment. Evidemment que je vais pas me mettre à cause chinois une fois rentrée. Parmi les phrases les plus prononcées:  « il se fout de notre gueule, pourquoi il prend ce chemin? » (taxi) – « elle est débile ou quoi? genre je prononce pas correctement? » (au resto, quand on essaye de demander du thé, et en regardant la dame en souriant) – « qu’est ce qu’il veut? non on va pas à leur table. » (en boîte) – « il doit venir d’un petit village du fin fond de la Chine, c’est pas possible » (souvent) – « je comprends rien, il m’a dit quoi là? » (trop souvent).

9. Les baguettes. En bois, vous l’aurez compris. Mais les baguettes françaises me manquent quand je suis en Chine alors c’est kiffe-kiffe. Pour les baguettes, c’est « use chopsticks or die trying » (« utilise tes baguettes ou meurs en essayant »). Dire qu’en septembre j’abandonnais le hot pot avec des baguettes et je sortais de table en ayant encore faim. Mais au final, vous savez quoi, les baguettes c’est plus pratique que ça en a l’air. Ma coloc est en passe de devenir maîtresse dans l’art d’attraper les mouches avec ses baguettes (bisous).

10. Traverser à la chinoise. C’est-à-dire en biais, hors du passage piéton, écouteurs dans les oreilles, de préférence en train d’écrire un message ou de lire ma timeline Twitter (j’entends ma maman soupirer d’ici). Ça met un peu d’adrénaline dans mes journées. Et surtout, la clé, c’est de lancer un regard noir aux chauffards qui osent essayer de te couper la route. Oui, en Chine, que tu sois à pied, en voiture, en vélo, en moto, en trottinette ou en soucoupe volante, tu as le même statut que tous les autres sur la route. Et sur le trottoir, parfois.

11. En bonus: le sens pratique des chinois, pour démêler un embouteillage à un carrefour, par exemple:20140430_183707… ah non.

ps: ce genre de problème se règle…? En klaxonnant, bien sûr.

ps2: désolée pour le mois qui s’est écoulé depuis mon dernier article.